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Interdire, par sécurité, à tout enfant épileptique la cantine, les activités sportives, les ateliers ou laboratoires, n’est pas justifié. L’exclusion de l’enfant de son groupe et la surprotection sont toujours nuisibles à long terme, générateurs de troubles du comportement et de difficultés d’insertion sociale.
L’enfant épileptique doit autant que possible mener une vie normale.
La pratique du sport est conseillée, mais des précautions doivent être prises dans certaines situations à risque:
- la natation est possible, pourvu qu’il y ait une surveillance attentive (informer le maître nageur), ou un accompagnateur dans l’eau pour secourir l’enfant si nécessaire;
- les sports en hauteur: corde, agrès sont quelquefois déconseillés par le médecin traitant ou les parents si l’enfant a des crises très fréquentes et imprévisibles (cependant, l’expérience montre que les crises se produisent rarement pendant ce type d’activité). Si l’enfant est très motivé, on mettra toujours en balance le risque de chute et celui que comporte l’exclusion de l’enfant d’une activité de sa classe.
Les déplacements avec la classe ou en colonies de vacances sont en général bénéfiques aux enfants épileptiques comme à tous les enfants. Il faut seulement bien informer le médecin ou l’infirmière responsable de la colonie, ou l’enseignant qui accompagne sa classe, pour que le traitement soit bien suivi.
En cas de voyage à l’étranger, il faut emporter la quantité de médicaments suffisante et un certificat médical pour éviter tout ennui en douane.
*(Source: L’enseignant et son élève épileptique - ARPEIJE - Edition 1999)